Theo Romain

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 THÉO ROMAIN                                                                                             

                                                                                              











Les piédestaux de Calais
Bois (contreplaqué peuplier, pin, MDF, OSB), bâche PVC noire,
Dimensions variables
2019




Le point de départ de ce projet est né de la rencontre de deux histoires sensibles pour les Calaisiens : le projet de sculpture de Rodin, Les Bourgeois de Calais, qui repose sur la place du Soldat Inconnu et l'évacuation de la Lande, cette zone de camps de migrants et de réfugiés plus connue sous l'appellation de jungle de Calais. Deux histoires à priori antagoniques qui en deviennent ici un prétexte narratif plastique pour cette série de sculpture.
L'installation se compose de plusieurs volumes inspirés des formes de piédestal - ces socles supposés mettre en valeur et apporter une dimension de grandeur à la sculpture qui repose dessus - que Rodin avait présenté pour le projet des ses six bourgeois. L'utilisation de matériaux de construction précaires, utilisés pour la création des abris des réfugiés entre en contraste avec la dimension symbolique des formes représentées.




GLI F4
Béton, métal, plastique, marbre noir
Dimensions variables
2019



Avec GLI F4, c’est un travail d’archéologue qui se montre à nous. Un ensemble de fragments, d’éclats de grenades qui reconstituées, nous donne à voir une horreur fascinante. Ce ne sont pas des curiosités antiques. Elles sont bien actuelles et ici, tel que la pensé Théo Romain, en béton : ce même béton qui habille nos villes, ce béton polluant, nocif. C’est le tarmac d’un aéroport en devenir, les murs du dernier projet immobilier, du nouvel écoquartier. Ce béton nous est toxique.


Claude Boudeau
















LES TÉMOINS DE CE QU'IL RESTE
Bois, béton, plâtre, marbre, brique, divers objets manufacturés, feuille d’or,
Dimensions variables
2019




Les Témoins de ce qu’il reste est une série de sculpture commencé lors de ma résidence croisée franco-roumaine dans les locaux de Castel Coucou, à l’intérieur de l’Ancienne Synagogue de Forbach. En questionnant l’identité du lieu et en interrogeant la mémoire du territoire, l’installation se compose d’une série d’objets minimalistes faits d’assemblages de matériaux et d’éléments de construction qui viennent contraster avec l’utilisation de matériaux nobles. Ce travail in situ invite le spectateur à avoir un regard optimiste sur les enjeux politiques et sociaux de la ville, où tout ne serait finalement encore qu’en (re)construction. La dimension totémiques des sculptures viennent résonner avec la mémoire du lieu et la notion de culte.

















OÙ BOIVENT LES LOUPS
Vidéo HD, extrait,
13 min 35 sec,
2019



Ancienne ville minière de Moselle, en crise entre l’échec de sa reconversion industriel et la montée du RN, Forbach est une ville qui souffre et semble nostalgique de son passé. En déambulant dans la ville, de multiples plans fixes ont été enregistré afin de composer et rythmer le film dans le but d’établir une narration sans dialogue, laissant les images remplacer les mots. Entre fiction et réalité, la force symbolique des images cherche à interroger le spectateur sur le retour de l’antisémitisme en France et en Europe. Le titre Où boivent les loups est emprunté à un recueil de poème du célèbre écrivain, poète, essayiste de langues roumaine et française, Tristan Tzara.
Ce court métrage a été réalisé lors de ma résidence croisée franco-roumaine chez Castel Coucou, à l’intérieur de l’ancienne synagogue de Forbach.



















R E G A R D 2
Impression bichromie en risographie sur papier velin,
14,8 x 21 cm,
Édition limitée à 50 exemplaires,
Impression maisonriso, Paris
Travail en collaboration avec l’artiste Manon Thirriot,
2018



REGARD 2 est un projet d'édition en risographie autour de la notion de territoire, en collaboration avec l'artiste Manon Thirriot. Ce travail tend à confronter deux manières d'appréhender un territoire en proposant deux regards portés sur un même lieu. À partir de leurs pérégrinations urbaines, le travail de collectes d'empreintes de Manon Thirriot vient se mêler avec les recherches dessinées de Théo Romain.